Foire aux questions
SUPAIR
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Voiles
La taille d’une voile de parapente se choisit principalement en fonction du PTV (Poids Total en Vol), c’est-à-dire votre poids corporel auquel s’ajoutent le poids de votre sellette, de votre parachute de secours, de vos vêtements et de votre équipement embarqué (réserve d’eau, caméra, etc.). Chaque voile Supair est disponible en plusieurs tailles, chacune couvrant une plage de PTV homologuée. Voler dans la plage basse donne une voile plus douce et plus sécurisante ; voler en plage haute rend le pilotage plus dynamique et plus performant. Il est conseillé de se faire accompagner par un moniteur ou un revendeur spécialisé pour déterminer la taille optimale selon votre pratique.
Le PTV, ou Poids Total en Vol, est la somme de tous les poids présents sous la voile au moment du décollage : le poids du pilote, de la sellette, du parachute de secours, des vêtements, du casque, de l’instruments de vol et de tout équipement embarqué. C’est la valeur de référence utilisée pour choisir la bonne taille de voile et vérifier que l’on reste dans la plage de certification homologuée. Voler en dehors de la plage de PTV indiquée par le fabricant annule la certification et présente des risques pour la sécurité. Chez Supair, chaque fiche produit indique clairement la plage de PTV pour chaque taille de voile disponible.
Les certifications EN (normes européennes) classifient les voiles de parapente selon leur niveau de sécurité passive et leur comportement en cas d’incident :
- EN-A : voiles les plus sécurisées, destinées aux débutants. Elles se réouvrent spontanément sans intervention du pilote.
- EN-B : voiles polyvalentes pour pilotes ayant acquis les bases. Légères corrections nécessaires en cas d’incident.
- EN-C : voiles pour pilotes expérimentés, plus performantes mais nécessitant des réactions rapides.
- EN-D : voiles de performance pour pilotes experts, très exigeantes en termes de pilotage actif.
Supair propose des voiles dans chacune de ces catégories, de la Birdy (EN-A) à la Wild 2 (EN-D), pour accompagner les pilotes à chaque étape de leur progression.
Nos voiles sont développées et mises au point avec nos sellettes et inversement, donc nous sommes sûrs de la compatibilité. Nos voiles sont homologuées avec nos sellettes, comme pour la plupart des constructeurs qui ont dans leur gamme des voiles et des sellettes. Mais rien n’empêche de voler avec une voile et une sellette de marques différentes.
Supair a lancé sa première voile de parapente en 2014 avec le biplace SORA, un modèle tandem rapidement adopté par les écoles et moniteurs professionnels. La gamme de voiles solo a suivi en 2015 avec l’EONA (EN-A), la LEAF (EN-B) et l’EIKO (voile montagne). En 2017, Supair a racheté la marque Gradient, renforçant son expertise dans les voiles de performance. Aujourd’hui la gamme comprend des voiles pour tous les niveaux de EN-A à EN-D, ainsi que des biplaces.
Sellettes
Le choix d’une sellette dépend de trois critères. Le type de pratique d’abord : école, vol sur site, cross-country, hike & fly, acro ou biplace n’ont pas les mêmes exigences. Ensuite le niveau : un pilote qui débute privilégie une sellette stable, simple à régler et bien protégée, comme l’Access 3 ; un pilote expérimenté cherchera davantage de performance ou de légèreté. Enfin le compromis poids/confort : une sellette hike & fly comme la Strike 3 (environ 2 kg) ou la réversible Altirando Lite 2 se porte facilement, tandis qu’une sellette cross comme la Delight 5 est plus enveloppante pour les longs vols. Supair propose un guide sur supair.com/trouver-votre-equipement pour vous aider à identifier le modèle adapté à votre profil.
Il est avantageux d’être bien soutenu dans le dos (sans que les réglages latéraux gênent sous les bras) donc, il faudrait prendre la plus grande taille… Mais il faudrait aussi que l’assise ne soit pas trop large, car cela provoque de l’instabilité déstabilisante !
Un bon réglage est essentiel pour voler confortablement et en sécurité. On règle principalement les sangles d’épaules, l’inclinaison du dossier, le soutien lombaire, la sangle ventrale, qui ajuste le niveau de stabilité de la sellette, et sur les cocons la longueur du speedbag. Les premiers réglages se font au sol, suspendu à un portique, chez un revendeur ou avec un moniteur. Chaque sellette Supair est livrée avec une notice qui détaille ces réglages.
Les MOUSSE-BAG (appelé BUMP’AIR chez SUPAIR) sont utilisés pour avoir un meilleur aérodynamisme (l’épaisseur de la sellette est moindre pour le même amortissement qu’un AIRBAG). Dès que légèreté et volume réduit sont importants, c’est l’AIRBAG qui s’impose !
Il est très important de le vérifier (tous les 50 vols ou une fois par an) car il pourrait être cassé sans que vous l’ayez remarqué ! Cela pourrait abîmer les sangles de structure de la sellette. – Si le plateau est cassé ou abîmé, il faut le remplacer. – Si les sangles sont abîmées, il est impératif de contacter votre revendeur avant d’utiliser à nouveau votre sellette.
La protection BUMPAIR doit être contrôlée après chaque choc important. Nous conseillons de remplacer le BUMPAIR après 3 chocs conséquents ou 5 ans d’utilisation.
La gamme est large pour répondre aux maximums de besoins. Il y a différents compromis et, suivant la pratique (et le porte-monnaie !), il peut être judicieux d’avoir plusieurs sellettes !
Une fois décollé, ne pas chercher à passer assis, rester en appui sur la ventrale et crocheter le Speedbag avec le talon. Prendre appui au fond du Speedbag pour passer assis.
Si vous n’avez pas réussi à crocheter le Speedbag avant de passer assis, placez-vous dans une zone aérologique calme, prenez vos 2 commandes à une main et attrapez le Speedbag avec la main libre pour l’amener aux pieds.
Pour voyager, notamment en avion, les critères principaux sont le poids et le volume. Une sellette réversible comme l’Altirando Lite 2, qui se transforme en sac à dos, ou une sellette très légère comme la Radical 4 limitent l’encombrement. La Strike 3, autour de 2 kg, est un bon compromis si vous voulez garder un cocon pour le cross. Pensez aussi à un parachute de secours léger, comme le X-Lite, pour garder un ensemble cohérent.
Effectivement les sellettes à cuissarde sont souvent plus stables car il n’y a pas de plateau, le centre de gravité est donc plus bas ce qui rehausse les points d’attache. Mais ce n’est pas le seul critère de stabilité, le système ABS et la hauteur de la ventrale sont également importants.
Pour nettoyer une sellette et y enlever des tâches de terre, il ne faut pas utiliser de détergent qui pourrait l’abîmer. Le plus sûr est d’utiliser uniquement de l’eau et du savon, et de frotter doucement avec une éponge ou un gant de toilette.
Si malgré de bons réglages sellette la difficulté du passage en position assise persiste, il est possible de s’aider du cale-pieds, en glissant le cale-pieds entre les 2 jambes au décollage.
Cela vient sûrement d’un problème de symétrie sur les longueurs des drisses d’accélérateur et non d’un mauvais réglage de la sellette. Il faut également s’entraîner à accélérer en mettant le pied au centre du barreau afin de le pousser de manière symétrique.
Une sellette cross country est optimisée pour le confort et la stabilité sur des vols longs : cocon enveloppant, protection dorsale importante, nombreux rangements et réglages accessibles en vol. Elle est plus lourde et plus volumineuse : la Delight 5 pèse par exemple de 3,23 à 3,8 kg selon la taille.
Une sellette hike & fly est conçue pour être portée à pied jusqu’au décollage : elle est plus légère et plus compacte. Chez Supair, la Strike 3 (de 2,02 à 2,28 kg) et la réversible Altirando Lite 2 illustrent cette catégorie, et la Radical 4 va encore plus loin dans la légèreté.
Pour débuter, il faut une sellette stable, simple à régler, avec une bonne protection dorsale et un passage facile de la position debout à la position assise. Chez Supair, c’est le rôle de l’Access 3, la sellette école et progression, disponible avec une protection airbag ou mousse BUMPAIR. Une fois autonome, beaucoup de pilotes passent à une sellette de loisir ou de cross : la Delight 5 est par exemple adaptée à un premier cocon pour le cross. Faites toujours valider votre choix et vos réglages par votre moniteur.
Parachutes
Nous préconisons d’aérer et de replier ou faire replier le parachute de secours au moins une fois par an.
Il existe trois grandes familles de parachutes de secours. Le rond est simple et fiable, mais il oscille un peu plus pendant la descente. Le carré, aujourd’hui le plus répandu, est plus stable et descend souvent moins vite à charge égale ; il n’est pas dirigeable. Le rogallo, lui, est dirigeable et permet d’éviter un obstacle, mais il demande de l’entraînement. Le plus important reste de choisir la bonne taille selon votre PTV et de vérifier la compatibilité avec votre sellette. Supair propose des parachutes ronds (Start, Shine) et carrés (Fluid, Fluid Light Evo).
La taille du parachute de secours se choisit en fonction du PTV (Poids Total en Vol), exactement comme pour la voile. Chaque modèle de parachute Supair est décliné en plusieurs tailles couvrant des plages de PTV précises, indiquées sur la fiche produit et dans le certificat d’homologation. Il est impératif de rester dans la plage homologuée : un parachute sous-dimensionné par rapport à votre PTV ne freinerait pas suffisamment la descente, avec des conséquences graves à l’atterrissage. En cas de doute, il vaut toujours mieux choisir la taille supérieure. Un revendeur spécialisé ou le service client Supair peuvent vous aider à sélectionner la taille adaptée à votre configuration complète.
Supair recommande de faire réviser son parachute de secours tous les ans par un technicien agréé, indépendamment du nombre d’utilisations. Cette révision comprend l’inspection visuelle de la voilure, des suspentes et du conteneur, ainsi que le repliage selon les procédures homologuées. Concernant la durée de vie maximale, Supair préconise le remplacement du parachute après 10 ans à compter de la date de fabrication, même s’il n’a jamais été utilisé — les matériaux textiles vieillissent et perdent leurs propriétés mécaniques avec le temps. En cas d’utilisation réelle du parachute, il doit impérativement être envoyé en révision complète avant toute réutilisation. Toutes les informations sur la maintenance et les révisions sont disponibles sur supair.com/securite.
On ne compte pas le poids du parapente dans la charge d’un parachute car il n’est pas suspendu au parachute lorsqu’il est déployé.
Le lancer du parachute de secours est un geste d’urgence qui doit être appris et répété régulièrement pour être exécuté efficacement sous stress. La procédure générale recommandée par les formateurs et fabricants est la suivante.
Décidez tôt : le facteur numéro un d’un lancer réussi est la décision rapide. Plus vous attendez, moins vous avez d’altitude disponible. En cas de doute, lancez.
Localisez la poignée : selon votre sellette, la poignée du secours est placée à droite ou à gauche de la sellette. Entraînez-vous à la trouver les yeux fermés, en conditions réelles, avant chaque saison.
Saisissez fermement le conteneur : de la main opposée à la poignée, agrippez le conteneur du parachute depuis l’extérieur pour l’ancrer. Puis saisissez la poignée à pleine main — pas avec les doigts.
Extrayez d’un geste ample et décidé : tirez la poignée avec un mouvement fort et continu jusqu’au bout du bras, en éloignant le conteneur de votre corps.
Lancez le parachute : une fois le conteneur sorti, projetez-le loin de vous dans un espace dégagé — à l’opposé de la voile si possible — pour favoriser l’ouverture.
Gérez la voile principale : une fois le secours ouvert, relevez les élévateurs de la voile principale pour éviter qu’elle n’interfère avec la descente du parachute.
Ces étapes sont un rappel général. Il n’existe pas de substitut à une formation pratique avec un moniteur qualifié. Supair recommande vivement de participer à des stages de pilotage et de sécurité active organisés par des écoles agréées, qui incluent des exercices de lancer de secours en conditions réelles (au-dessus de l’eau ou en simulateur). Pour plus d’informations sur la sécurité en vol, consultez supair.com/securite.
Le stage SIV (Simulation d’Incidents en Vol) est une formation pratique au cours de laquelle le pilote apprend à provoquer, reconnaître et gérer les situations d’urgence les plus courantes en parapente — fermetures asymétriques, décrochages, vrilles, mise en virage engagée — dans un cadre sécurisé, généralement au-dessus d’un lac avec des bateaux de secours à proximité.
Pourquoi c’est indispensable ?
La grande majorité des accidents graves en parapente surviennent non pas à cause de l’incident lui-même, mais à cause de la réaction inadaptée du pilote face à celui-ci. Le SIV permet de déprogrammer les réflexes naturels — comme tirer sur les freins brusquement lors d’une fermeture — et de les remplacer par des gestes automatiques et efficaces.
Ce qu’on apprend concrètement : la gestion des fermetures symétriques et asymétriques, la sortie de décrochage, la récupération d’une vrille, le lancer du parachute de secours dans des conditions proches du réel, et la lecture des comportements de la voile en conditions limites.
À qui s’adresse-t-il ?
Le SIV est recommandé à tous les pilotes autonomes, dès le niveau EN-B. Il est particulièrement conseillé lors d’un changement de voile, d’une progression vers une catégorie supérieure, ou avant de s’engager dans des pratiques exigeantes comme le cross-country en conditions thermiques ou le vol en montagne.
Supair recommande à tous ses pilotes de réaliser au moins un stage SIV par an, idéalement en début de saison. Des informations sur les stages partenaires sont disponibles auprès de votre revendeur Supair ou sur supair.com/conseils-et-aventures.
Mousquetons, maillons & connects
Les mousquetons de parapente sont lubrifiés avec du silicone au montage. Ce n’est plus nécessaire par la suite, sauf en cas de pollution avec du sable ou autre. Si cela arrive, lavez avec un détergent, rincez, séchez et lubrifiez avec une huile fluide (comme pour des mousquetons d’alpinisme), mais n’utilisez pas de graisse ! Contrôlez régulièrement le bon fonctionnement des mousquetons !
La durée de vie d’un mousqueton de parapente dépend de plusieurs facteurs : la fréquence d’utilisation, les conditions d’exposition (humidité, UV, sel, sable) et l’absence de chocs ou de déformations visibles.
Les règles générales à respecter :
La plupart des fabricants et organismes de certification recommandent de remplacer les mousquetons tous les 5 ans maximum, même s’ils semblent en bon état — les métaux subissent une fatigue invisible au fil du temps. En cas de choc violent (atterrissage dur, chute), le mousqueton doit être remplacé immédiatement, même sans déformation apparente, car sa résistance interne peut être compromise.
Les signes qui imposent un remplacement immédiat : toute déformation visible, une fermeture qui ne claque plus franchement, des traces de corrosion profondes, des rayures importantes sur les zones de charge, ou un jeu anormal dans le système de verrouillage.
L’entretien au quotidien : après chaque vol en conditions humides ou en bord de mer, rincez vos mousquetons à l’eau claire et laissez-les sécher à l’air libre. Un léger lubrifiant sur les parties mobiles prolonge leur durée de vie et maintient une ouverture/fermeture fiable.
Chez Supair, la quincaillerie (maillons rapides, mousquetons, boucles) est sélectionnée selon des critères de résistance et de fiabilité stricts, et est disponible en pièces de rechange sur supair.com. En cas de doute sur l’état d’un mousqueton, consultez votre revendeur agréé ou le SAV Supair — un équipement de sécurité ne se conserve jamais par économie.